André Marfaing

Biography

* English below

Né en 1925 à Toulouse, André Marfaing s’installe à Paris au début des années 1950. Il s’intègre rapidement au milieu de l’abstraction d’après-guerre, proche d’artistes comme Pierre Soulages, Hans Hartung ou Gérard Schneider. Il expose notamment au Salon de Mai et à Réalités Nouvelles, et est représenté dès 1958 par la Galerie Claude Bernard. En 1957, il reçoit le Prix Lissone, qui contribue à asseoir sa reconnaissance.

 

La peinture de Marfaing se caractérise par une réduction progressive du vocabulaire pictural. Il limite sa palette au noir et au blanc — « le moyen et le but » — privilégiant la lumière à la couleur, le jour et le contre-jour. Le noir qui, comme il le dit « contient toutes les couleurs », est appliqué en larges masses sur la toile claire à la brosse et à la spatule. Dans ces surfaces puissantes, la matière s’épaissit parfois en empâtements blanchâtres ou grisés qui révèlent la tension du geste. « Ma peinture n’est pas abstraite, elle a une chaleur humaine, elle est lyrique », déclarait-il.

 

Dans l’histoire de l’abstraction française, Marfaing occupe aujourd’hui une place singulière. Moins médiatisé que des figures proches comme Hans Hartung ou Pierre Soulages, son œuvre n’en possède pas moins une intensité et une cohérence remarquables. Les toiles de sa grande période offrent ainsi aux collectionneurs la possibilité d’acquérir une peinture d’une force plastique majeure, inscrite dans le cœur de l’abstraction d’après-guerre, tout en restant encore relativement accessible au regard de certains de ses contemporains les plus célèbres.

 

English

Born in Toulouse in 1925, André Marfaing moved to Paris in the early 1950s. He quickly became part of the postwar abstract art scene, working in proximity to artists such as Pierre Soulages, Hans Hartung and Gérard Schneider. He exhibited regularly at the Salon de Mai and Réalités Nouvelles, and from 1958 was represented by the Galerie Claude Bernard, which played a key role in promoting his work. In 1957 he was awarded the Prix Lissone, an early recognition that helped establish his reputation.

 

Marfaing’s painting is marked by a progressive reduction of pictorial means. He ultimately restricted his palette to black and white — “the means and the end” — favoring light over color, day and counter-light. Black, which he considered “the most luminous of colors,” is applied in broad, almost mural-like masses across the white ground of the canvas using large brushes and palette knives. Within these powerful surfaces, the material sometimes thickens into impastos that appear greyish or whitish, revealing the density of the gesture. As he stated: “My painting is not abstract; it has a human warmth, it is lyrical.”

 

Within the history of French abstraction, Marfaing today occupies a distinctive position. Less publicized than closely related figures such as Hans Hartung or Pierre Soulages, his work nonetheless possesses remarkable intensity and coherence. Paintings from his mature period therefore offer collectors the opportunity to acquire works of considerable visual power, firmly rooted in the core history of postwar abstraction, while remaining comparatively more accessible than those of some of his most celebrated contemporaries.